Day 1:
Après avoir largement sué sous la chaleur écrasante du Calvados, vos Moules arrivent déshydratées à l’entrée du parc de Beauregard. Nous devons avouer que le site ne fut pas très facile à trouver à moins de connaître le coin. Une bonne vingtaine de minutes de queue avant de parvenir enfin à entrer, ça n’est pas excessif sauf quand un magnifique spécimen de Beau Gosse sent le pastis à plein nez à votre gauche. Deux scènes, environ 10 000 personnes mais le parc est grand, the grass is green and the air is warm.
Quand nous arrivons, les Cocoon ont déjà commencé à jouer. Mark et Morgane nous accueillent avec leur folk tranquille et douce, puis nous conseillent de “bouger notre boule” allez savoir.
Suivent sur la scène deux les quatre charmants énergumènes de Tremore qui après écoute en live sont plus appréciables sur myspace.
Dub Inc., que dire d’eux, nous n’apprécions pas forcément leur style de musique mais pour ceux qui aiment, la performance fut vraiment bonne, ils ont réussi à motiver la foule sous la chaleur de l’après-midi.
Une terrible envie de manger nous éloigne de la scène où joue le groupe Porcelain, nous avons donc prêté assez peu d’attention à leur performance, on peut cependant dire qu’ils ont réussi à amener la plus grande partie public auprès d’eux.
Food is love. Getting colder.
Une légère brise nous annonce l’arrivée d’Arthur H. Il a causé chez nous cinq (oui nous étions cinq) de beaux fous rires grâces à ses paroles. “Est-ce que tu aimes/Dans les westerns/Quand les Indiens kidnappent/La nouvelle femme du shérif ?”. Malheureusement la distance nous séparant de la scène ne nous a pas permis d’apprécier son show à sa juste valeur. Cependant cela a causé des débordements mentaux chez nos chères collègues ” Donne-moi la jambe c’est pour Maman” sur “Mon Nom est Kevin B.” il s’agissait de “Donne-moi l’argent, c’est pour Maman”. Comme quoi cinquante mètres de distance peuvent tout bouleverser.
Here they come, the beautiful ones.
Les tant attendus Dodoz, qui au fil des mois ont amassé un certain nombres de groupies. Il faudra d’ailleurs nous expliquer où se trouve l’esthétique dans le combo short taille haute – t-shirt rentré dedans – et sac à franges. De magnifiques hurlements, des sautillements et surtout un bon concert. Il est d’ailleurs vraiment dommage que le temps imparti à chacun soit si court.
Let’s go and see the dancing man with the hat.
Charlie Winston. A vrai dire la musique de ce frétillant jeune homme, est plutôt plaisante. Je partais avec un certain a-priori après écoute de son album mais sa musique s’est révélée assez fraîche et distrayante ainsi que ses pas de danse et son charmant chapeau beige. Voilà pour la forme, le fond s’est révélé un peu plus sombre après un coup d’oeil approfondi aux paroles.
Could it be all of your fears that we hide behind ?
Et nous voilà parties à gambader jusqu’à la deuxième scène pour aller admirer les Tahiti 80 ! Voilà le genre de groupe qu’on aime bien, celui qui nous fait gentiment taper du pied et remuer notre derrière le tout avec un petit sourire niais.
23h: Mogwai. Motherfucking Hell ou comment essayer d’écouter un groupe plutôt sympa avec un mâle bourré vous postillonant dessus pendant toute la durée du set. Si on avait une chose à leur reprocher ce serait de nous avoir un peu endormies.
Mais heureusement here comes Hugh Coltman. Bien au chaud au milieu de la foule nous voyons apparaître un barbu à la voix qui nous laisse rêveuses. Forcément l’odeur de chien mouillé du mâle devant moi vint gâcher la performance, mais une fois la respiration coupée…
Sweet & Sour.
Le concert n’était même pas encore terminé que des dizaines de demoiselles en short on couru vers la scène 1. Précédé par des rumeurs “il était en garde à vue hier ” “il ne viendra pas”, ” ce sera peut-être Paolo Nutini qui le remplacera”, le concert de Pete Doherty nous laisse perplexes. Fans des Libertines, amies des Babyshambles, nous nous demandons ce que donnera la performance solo de Pete. Après une longue attente, et beaucoup de “Carl Barat est vachement plus sexy anyway” des HURLEMENTS nous annoncent l’arrivée du chanteur. A cette distance nous ne pouvons nous intéresser à l’état de ses pupilles, d’ailleurs La Moule en Chef et moi-même nous en foutons royalement tant qu’il peut chanter. Accompagné de deux danseuses ( si quelqu’un pouvait enfin nous dire ce qu’elles faisaient là !!! ) il entame son show dans le froid. Pour notre plus grand plaisir il a majoritairement joué d’anciennes chansons.
These are the Good old days.
Nous quittons finalement le site, mortes de froid, tant pis pour Peter Digital orchestra. Si vous ne vous trouvez pas dans Hérouville même ou Caen, nous vous conseillons une lampe torche et de bonnes chaussures de marche. Pour ceux que ça intéresse à 3h du matin on trouve beaucoup de lapins au bord de la nationale. Bonne chasse !!


Après une journée surchargée et un showcase d’une étonnante rapidité à la Fnac du Havre, nous voilà en route pour rencontrer les Virgins.
Pour ceux qui connaissent la salle du Cabaret Electric, elle n’est pas gigantesque d’où notre question suivante. Préfèrent-ils jouer dans des petites salles comme ici, ou de très grandes salles ?
Curieuses comme nous sommes, nous décidons de nous intéresser aux autres membres du groupes. Le plus sexy ? Nick. Le plus chiant ? Lui. Et enfin le plus drôle ? Wade.




er soir, le 28 mars donc, nous nous sommes rendues au concert des Virgins accompagnés en première partie par nos chers Dodoz. Si vous voulez regrouper des centaines de personnes d’une même tranche d’âge et venant du même milieu social, invitez-les. Après avoir attendu une bonne heure dans le froid, nous voici enfin dans la salle.
Voici les Moules au News pour le concert des Scientist en ce 19 Mars 2009.
« C’est vous les moules ? » Oui, oui, c’est bien nous, avec trente minutes de retard et trois appels manqués. A peine sorties de la bouche de métro, des loques humaines – ou plus exactement nous – apercevons quatre gus, l’un d’entre eux a la chance d’avoir les restes d’un castor sur le crâne, autrement dit, une chapka. Les moules se retournent, gloussent comme des dindes, et s’approchent dangereusement des quatre échelles réunies – soit les Joyce (Raphaël guitare/chant, Guillaume basse, Joseph guitare) moins Julien le Batteur. Quelques raclements de gorge, et nous partons à la chasse d’un café où déblatérer de puériles questions, néanmoins intéressantes.
En imaginant que le retard commence à nous connaître, on slalome quand même entre les gens, se pressant l’une et l’autre à coups d’arguments qu’on pourrait qualifier avec l’adjectif ‘daubesque’, ou qu’on pourrait ne pas qualifier du tout. Deux myopes qui tournent sur elles-mêmes et qui se demandent si, finalement, elles n’auraient pas du se nommer ‘taupes volantes’, ça donne la Moule Chantante. Superbe. On échange à plusieurs reprises la paire de lunettes du Bernard l’Ermite, pour entendre, malgré nos jérémiades « c’est vous les moules ? » Oui, c’est encore nous, les Moules qui chantent, qui sont en retard, et le prochain numéro : les Moules masquées.
La Moule Chantante est de retour sur l’étalage de la poissonnerie les mecs. Cette fois-ci, Bernard l’Hermite et une Moule intérimaire se retrouvent lâchées dans les environs de la gare d’Yvetot – soit une ville normande bien bien paumée. Pour des citadines telles que nous, c’est digne d’un choc culturel, on nous regarde comme deux extraterrestres tout droit sortis de The Man Who Fell to Earth. Matiouz, aka Mathieu, aka un pote des Poseurs adepte de la PMA (comprendre Positive Mental Attitude) ne tarde pas à pointer le bout de son nez et nous embarque au pays des lamas. Littéralement. Choc culturel bis, qui aurait pensé trouver les dites bêtes au fin fond de la Normandie, hein. Peu importe, la Moule est arrivée chez son hôte, batteur du groupe portant le sobriquet de Katin. L’antre des Poseurs en réalité, en pleine campagne. Les Moules remarquent rapidement les mer-veil-leux posters de vaches et autres animaux de la ferme accrochés au mur, le côté rustique qui ressort au niveau de la déco, très chouette ma foi. On retrouve les gus super concentrés, silence, ça enregistre. Katin et Dinitros sont au fond de la pièce, le premier est la victime de l’enregistrement, le second l’accompagne. Non loin d’eux, Robin et sa chemise rouge à pois blancs, le bassiste. Quelques minutes plus tard, les Moules jonchent les fauteuils, regards qui passent distraitement des lamas au groupe. Du groupe aux lamas. Le cake circule, et l’interview est sur le point de commencer. Non, cette fois, pas de notes à l’ancienne, on enregistre.
Eh bien, oui, la Moule Chantante revient après une longue absence – comme elle seule sait le faire. Des semaines et des semaines sans nouvelles, mais c’est quoi ce bordel nous direz-vous. On se passera volontiers d’explications invraisemblables et abracadabrantes. Heureusement, les Dodoz nous ont remis dans le droit chemin, il est temps de reprendre du service (et peut-être plus motivées que jamais). C’est par pur hasard que l’équipe de la Moule tombe sur le set acoustique du groupe, donné à la Fnac en fin d’après-midi. Le programme de la soirée est tout trouvé : Neimo et Dodoz au Cabaret Electric, et une interview de ces derniers. Forcément, l’imprévu est notre spécialité – et tant mieux si j’ose dire.
Appuyés contre le lavabo ou le mur, assis sur les toilettes, debout dans la douche ou alors à même le sol, chacun a trouvé sa position et il est temps de s’intéresser à l’origine du nom du groupe. «
Dans un soucis de professionnalisme (ou un semblant de professionnalisme, ça reste à voir), nous nous voyons contraintes de revenir sur le set acoustique donné l’après-midi même. «
Déjà ? Tadam. Surprise, l’équipe de la Moule Chantante ne comptait pas vous abandonner en si bon chemin. En même temps, on a de quoi gonfler le blog. Parce qu’on est bien gentilles, on vous a parlé des Dodoz et tout, et tout, mais on en oublierait presque la première partie du concert qui, faut l’avouer, était pourtant vivifiante (oui, oui, vivifiante, c’est bel et bien le mot).
On n’oubliera pas la séquence émotion du concert, la réunion des deux groupes sur scène pour un final sur le « Friends of Mine » de l’ami Adam Green. Il n’existe sans doute pas de meilleure façon pour clôturer la soirée. Rien à dire, si ce n’est le cliché du « à quand la prochaine ? ».
Après de longs et terribles mois d’attente, la Moule se décide enfin à écrire, puis poster, la partie manquante de son entrevue avec les Poseurs. Scène du crime : au fin fond de la campagne normande, à quelques kilomètres d’Yvetot, chez le batteur du groupe. Petit brainstorming. Les Poseurs, récemment vus sur la scène du Sullivan’s dans la capitale en compagnie de leurs potes de toujours, à savoir les Putes et les Rabat’s. Dinitros, chant, guitare. Robin, basse. Katin, à la batterie. Chouette. Rappelez-vous, la première moitié de l’article se terminait en beauté sur Jean-Michel Jarre, qui a laissé pas mal de séquelles chez Katin. Souhaitant être tout à fait honnête avec ses lecteurs, la Moule Chantante doit vous avouer qu’elle a supprimé quelques questions,. C’est avec cinq mois de recul qu’on se rend compte à quel point certaines questions étaient nases et sans grand intérêt (et pour qu’un mollusque vous le dise, imaginez un peu lesdites questions).
ça peut faire mal. Katin hurle, et laisse échapper un «
« 
Le 14 mars vos Moules chéries se sont rendues à la fameuse